
L’affluence
D’un point de vue comptable, Bercy 2007 restera un très bon cru. Avec 85 844 spectateurs, le tournoi a réalisé une progression de 22 % par rapport à l’an passé. Un résultat à nuancer avec l’introduction du Sunday Start. Le BNP Paribas Masters bénéficiait ainsi d’une journée supplémentaire. Le premier dimanche a vu la présence de 8 000 spectateurs. La progression est donc plus faible en pourcentage mais elle confirme l’intérêt retrouvé du grand public.
Ce qu’en dit Jean-François Caujolle, co-directeur du tournoi : « A partir du mercredi, soit 6 jours sur 8, nous avons joué à guichets fermés. Nous avons une jauge maximale de 94 000 spectateurs. Nous n’avons juste pas été pleins lundi et mardi. C’est une grosse réussite à ce niveau-là ».
La présence des meilleurs
C’était le principal point faible de Bercy sur les dernières éditions. La faute à un positionnement dans le calendrier international loin d’être idéal, coincé entre la fin de saison et le Masters. Le tir a été rectifié cette année avec la présence de 19 des 20 premiers joueurs au monde (Ndlr : Seul Andy Roddick a déclaré forfait). De quoi redonner un véritable enjeu sportif au dernier Masters Series de l’année.
Seul bémol, les critiques nées de l’instauration du bonus. L’ATP a créé une cagnotte de 2,5 millions d’euros incitant les meilleurs à ne pas délaisser les derniers gros tournois de la saison. Le premier du classement touchera un million d’euros, le deuxième 750 000, le troisième 500 000 et le quatrième 250 000. A la condition qu’ils disputent huit Masters Series sur neuf dont les deux derniers, Madrid et Paris. Cette « carotte » financière expliquerait la présence et le non-match d’un Djokovic diminué face à Santoro au deuxième tour.
Ce qu’en dit Jean-François Caujolle, co-directeur du tournoi : « Je suis contre ce système de bonus. Concernant Djokovic, il est arrivé fatigué, après avoir subi une intervention chirurgicale le mardi précédent. Il a fait un non-match mais il avait le souci de défendre ses chances ».
Ce qu’en dit Cédric Pioline, co-directeur du tournoi : « Ce système de bonus est un plus pour que les joueurs participent mais pas une finalité. Le fait que les finales se déroulent en trois sets est également un avantage. De plus, le Masters va déménager en 2009 de Shanghai à Londres, ce qui évitera un voyage toujours fatiguant ».
La surface
C’est la seule véritable critique que l’on a senti poindre cette année dans les coursives de Bercy. Elle a été légèrement modifiée avec un revêtement en résine recouvrant une structure en bois. Un changement demandé par les joueurs qui évoluent déjà sur le même type de surface à Madrid et à la Masters Cup de Shanghai. Roger Federer a pourtant trouvé qu’elle était trop lente.
Ce qu’en dit Cédric Pioline, co-directeur du tournoi : « La surface répond beaucoup plus aux attentes des joueurs du circuit. Nous avons effectivement eu quelques retours sur une petite lenteur de la surface. Mais c’est quelque chose d’améliorable car c’est une résine. On va essayer de rectifier cela dès l’édition prochaine. »
Un tournoi new-look
Vieillissant, le BNP Paribas Masters a subi un coup de fouet avec l’arrivée de Jean-François Caujolle, directeur de l’Open 13 de Marseille. Nouveau court, animations musicales et avec le public, tout a été réalisé pour dynamiser la journée du spectateur lambda. Au risque parfois d’en faire un peu trop.
Ce qu’en dit Jean-François Caujolle, co-directeur du tournoi : « Les joueurs nous ont demandé de mettre de la musique entre les jeux alors qu’avec Cédric, on s’était dit que cela pourrait gêner. Au niveau des animations, il y a des choses qui ont fonctionné. Le Hawk Eye (possibilité pour le joueur de vérifier à la vidéo qu’une balle est bonne ou faute) est génial, peut-être un peu moins l’habillage et les froufrous qui sont avec des groupes, des animations. On va se recentrer un peu plus sur l’interactivité avec le public ».
L’avenir
Si 2007 a été l’année du renouveau, 2008 devra être celle de la confirmation. Au moment de tirer un bilan, la direction du tournoi a pris en compte quelques dysfonctionnements et critiques. Et d’ores et déjà annoncé son souhait de voir modifier certains points :
- Le passage d’un tableau de 48 joueurs à 32 joueurs. « Nous allons en faire la demande auprès de l’ATP. Ce n’est pas simplement pour un problème de rentabilité, plaide Jean-François Caujolle. Nous avons à Bercy des courts annexes qui ne sont pas à la hauteur du Central. Certains joueurs de qualité, comme Haas ou Davydenko, ont dû jouer sur ces courts. Un Nalbandian – Moya aurait mérité le Central ».
- Une session du soir raccourcie. La direction avait programmé deux matchs en soirée à partir de 20h15. Une semi-réussite au vu de l’heure tardive à laquelle certains matchs se sont terminés. « Finir des matchs à minuit ou une heure du matin, ce n’est pas l’idéal. On regarde pour avoir les deux matchs les plus importants en session à 19h00 pour le premier puis 21h00 pour le second », explique Jean-François Caujolle.
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