VIDÉO – Le Top 3 de Nadal- Almagro (6-4, 6-3, 6-1)

Nadal a bataillé deux manches mais s'impose en trois sets

Nadal a bataillé deux manches mais s'impose en trois sets (AFP/MONTAGE FRANCETVSPORT)

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Publié le 28/05/2015 | 16:37

ROLAND-GARROS 2015 – Après deux manches disputées, mais tout de même remportées, grâce à une belle efficacité dans les points importants, Rafael Nadal, s’est qualifié pour le 3e tour de Roland-Garros. Pour terminer la partie, face à son compatriote Nicolas Almagro, il a fini par dérouler dans le dernier set 6-1. Le Top 3 de la rencontre est à revivre en images et dans les conditions du direct sur Francetvsport.fr.

1. Trop dur pour Almagro

Après s’être battu pendant deux manches, Almagro lâche prise. Premièrement débordé par Nadal, il concède un double break en envoyant un coup droit dans le couloir. L’affaire était pliée.

 
 
 
 

2. Les marathons du côté d’Almagro

Battu en trois manches par son compatriote Rafael Nadal. Nicolas Almagro a eu un mérite : il a souvent gagné les points qui ont duré, à l’image de celui-ci gagné avec en final un très beau revers.

 
 
 
 

3. Tournant du match

Proche de revenir à trois jeux partout, Nicolas Almagro ne parvient pas à conclure pour débreaker « Rafa ». Nadal parvient à tenir son service malgré quelques difficultés dans ce jeu interminable. Il ne sera presque plus inquiété de la partie.

 
 
 
 

 

Rafael Nadal monte en puissance et sort Nicolas Almagro

Rafael Nadal pendant Roland-Garros 2015.

Rafael Nadal pendant Roland-Garros 2015. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Par notre envoyé spécial 

Publié le 28/05/2015 | 15:44, mis à jour le 28/05/2015 | 16:36

Rafael Nadal n’est pas tombé dans le piège face à Nicolas Almagro. Le nonuple vainqueur de Roland-Garros s’en est sorti en trois manches face à son compatriote au deuxième tour (6-4, 6-3, 6-1). Un score qui ne dit pas tout des difficultés rencontrées par la tête de série numéro 6 pour se défaire de l’actuel 154e joueur mondial, notamment dans les deux premiers sets. Au prochain tour, Nadal croisera la route du vainqueur du match entre Jürgen Melzer et Andrey Kuznetsov.

Le septième joueur au classement ATP le savait, sa première apparition sur le court Philippe-Chatrier cette année avait tout du test grandeur nature. Parce qu’Almagro ne vaut pas une place au-delà du Top 50. S’il est tombé si bas, il le doit à sa blessure à un pied, qui a mis un terme très prématuré à sa saison 2014. Mais Almagro n’a pas vraiment changé en quelques mois éloigné du grand circuit. Il est toujours redoutable sur terre battue, avec les mêmes qualités (frappe puissante des deux côtés, tempérament accrocheur) et les mêmes défauts (irrégularité dans le match, déchet technique). Nadal était d’autant plus prévenu du danger qu’il avait déjà croisé la route du natif de Murcie à treize reprises dans sa carrière, dont trois en quart de finale du Grand Chelem parisien, pour autant de victoires (2008, 2010, 2012).

 
 
 
 

Voilà pourquoi l’homme de Manacor était attendu au tournant. Inconstant depuis le début de l’année, il devait montrer les muscles, afin de prouver qu’il avait les armes pour prétendre à un dixième sacre à Roland-Garros. Sauf que la montée en puissance s’est fait attendre. Il a mis 1h43’ pour empocher les deux premières manches, la faute à la fois à ses soucis du moment et à la qualité d’un Almagro prêt à croquer dans chaque opportunité. Dès que l’ancien numéro 9 mondial a pu s’installer sur sa ligne de fond de court pour faire parler sa puissance et distribuer le jeu, il a sérieusement embêté Nadal. Ce dernier avait du mal à trouver la bonne longueur pour repousser son adversaire et l’obliger à défendre.

Almagro est passé dans la lessiveuse et n’en pouvait plus

Pendant deux manches, aucun jeu n’a été facile pour le maître des lieux. Il a dû s’arracher sur chaque point, donner le change à un joueur qui n’avait absolument rien à perdre. La différence s’est faite sur les points importants, ceux où Nadal a l’art de jouer son meilleur tennis pour s’éviter toute mauvaise surprise. Dans chaque set, il a réalisé le break dans les trois premiers jeux pour faire la course en tête. Une stratégie qui lui a permis de mieux gérer les débats et de rester en contrôle, même dans les moments compliqués. Comme en milieu de deuxième manche, lorsqu’il a dû écarter deux balles de break qui auraient pu bouleverser la physionomie des événements. Mais Almagro en a vendangé une d’un énorme raté en coup droit et Nadal a sauvé l’autre d’un ace. L’un de ses trois du match, preuve qu’il sait garder le meilleur au moment où ça compte.

 
 
 
 

C’est aussi une machine qui ne compte pas ses efforts et Almagro n’est pas ressorti indemne de la lessiveuse. Usé par deux heures passés à toujours jouer un coup supplémentaire, il a craqué physiquement et mentalement dans la troisième manche. L’ex-numéro 1 mondial a alors déroulé, pour conclure en 2h20’ sans avoir à s’éterniser plus longtemps sur le terrain. Il est ainsi venu rappeler pourquoi il était si compliqué à affronter sur l’ocre parisien au meilleur des cinq manches : quasiment aucun joueur sur le circuit ne peut tenir sur la durée. Nadal n’est pas encore redevenu le rouleau-compresseur qui a construit son succès. Mais il est clairement sur la bonne voie. Dans la perspective de retrouvailles avec Novak Djokovic dès les quarts de finale, il faut bien ça.

 
 
 
 

 

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