À la frontière du réel

 

Roland-Garros(H)

À la frontière du réel : la décima de Rafael Nadal fêtée par son clan

Dans le clan Nadal, on ne savait pas sur quel pied danser. Adouber le champion fantastique ou vanter le mental et l'attitude exemplaires d'un grand homme si simple.

Combien de grands peintres, d'écrivains, d'artistes sublimes ont un jour créé un chef-d'oeuvre en à peine plus de douze heures ? Aucun sans doute... avant Rafael Nadal, sur le central de Roland-Garros, dimanche. En deux semaines, en sept matches sans perdre un set, en 12 h 6' d'une démonstration destructrice, l'Espagnol est entré dans l'histoire, les pieds sur terre, la tête vissée aux étoiles du sport mondial. En une demi-journée de temps cumulé, le Majorquin a réalisé ce que personne sans doute ne réussira plus jamais sur l'ocre battu parisien. Ceci est son sang, son sol, sa terre à lui, pour l'éternité.

Dans son camp, on s'était préparé à l'éventualité d'une décima en plein cagnard le 11 juin. Mais la déflagration et la vitesse d'exécution furent telles qu'à la sortie ils avaient tous le cheveu en bataille et le mot en cavale. « Il n'y a pas de mot pour raconter ce qu'il a fait », convenait d'ailleurs l'un de ses entraîneurs, Carlos Moya.

Car...

 
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